Le tennis et Eric Noblet

Le tennis et Eric Noblet

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

En fait, c’est bizarre de dire ça, mais je crois que n’ai jamais découvert le tennis : le tennis a toujours fait partie de ma vie. Au commencement, c’était la passion de mes parents. Une passion dévorante ! En landau, j’étais déjà sur le terrain. En poussette aussi. Puis, à peine debout, je fournissais les balles à Papa/Maman entre deux échanges…voire pendant les échanges, c’était plus rigolo… Évidemment, je voulais jouer moi aussi. Faire comme eux et leurs amis. En toute logique, j’en suis venu à user des balles au mur, puis sur un vrai grand terrain.
Par contre, je me souviens très bien de l’instant, où après une discussion avec un camarade de classe en CM1, j’ai découvert que tout le monde ne jouait pas au tennis. Et pire, que tout le monde ne faisait pas forcément un sport. Le choc… Pour moi, le tennis, le sport, c’était un peu comme manger, boire, dormir. Quelque chose de vital en somme. Et ceci, sans même m’en rendre compte.

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle. Quelles furent tes premières impressions ?

Pas du tout. Aucun souvenir. La compétition s’est imposée naturellement à moi après ma première année de véritable cours (vers 8 ans). Disons que jouer en tournoi était dans la logique des choses : je n’avais pas conscience que l’on pouvait jouer au tennis, ou faire une activité sportive autrement que par le biais de la compétition. En fait, j’ignorais encore beaucoup de choses concernant ce sport et je suivais juste le mouvement donné par mes proches sans vraiment me l’approprier.
Évidemment, en match, jouer au tennis juste parce que c’est comme ça n’aide pas à se transcender dans les moments difficiles…
Je me souviens que je gagnais pas mal de matchs parce que j’étais plus « fort », sans savoir pourquoi d’ailleurs, mais dès que cela se compliquait et qu’il fallait se battre véritablement, avec le couteau entre les dents, je n’étais pas toujours au rendez-vous. C’est venu progressivement par la suite, mais ça a pris du temps. Maturation tardive comme on dit.*

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Le tennis est devenu MON sport véritablement vers 12-13 ans, quand tu commences à te poser des questions sur le pourquoi tu fais les choses et que tu dois, à un moment, prendre une décision sur ton implication. Je me rappelle avoir effectué un sport « complémentaire » différent chaque année sur recommandation de mes entraîneurs tennis. Notamment des sports-co (foot, basket), très bons pour la coordination, pour l’esprit d’équipe aussi. Fallait bien compenser avec mon sport terriblement individuel. J’ai fait pas mal d’athlétisme aussi : cross, et javelot. J’ai même fait de l’Aïkido ! Et du Yoga ! Pour le self-control sur le terrain, of course… Enfin bon, toujours dans le but de compléter ce que soi-disant le tennis n’apporte pas suffisamment, mais dont j’avais besoin selon les adultes.
À un moment, j’ai dit stop. Je n’aime qu’un sport, c’est le tennis, et je veux le faire à fond désormais et ne pas perdre mon temps dans des activités secondaires que je n’ai pas choisi moi-même.

Quand est-ce que l’envie de faire de la compétition a pris le dessus ?

Dans la foulée. Quand j’ai décidé que c’était mon sport, j’ai aussi décidé de m’investir totalement dans la compétition. Cela ne veut pas dire que je faisais plus de tournois, plus de matchs. Pas du tout, puisque je me rappelle très bien qu’à 11 ans, donc dans ma période « je ne sais pas trop pourquoi je tape dans la balle », j’avais effectué 110 matchs dans l’année ! Pour prendre un seul classement… L’année suivante, je savais pourquoi j’étais sur le terrain : je prends deux classements à l’intermédiaire (en une demi-saison) et un troisième en fin d’année avec un total de matchs inférieur (80).
Cet investissement total sur le terrain n’était évidemment pas qu’en match mais aussi à l’entraînement que ce soit en tennis, en physique ou sur des exercices de préparation psychologique. Je n’avais plus qu’une seule logique de vie : devenir un meilleur joueur.

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

Pas particulièrement étant enfant. Au collège, je regardais parce que je ne comprenais pas comment les joueurs faisaient pour frapper aussi fort en gardant la balle dans le terrain. J’étais plus admiratif qu’autre chose. Je n’étais pas dans le délire de fan, je n’avais pas forcément d’idole. Mais je préférais clairement certains types de joueurs qui correspondaient à mon caractère : Edberg plutôt que Becker et Sampras plutôt qu’Agassi.
Je n’ai pas en mémoire un match qui m’a particulièrement marqué. Par contre, ce qui m’a vraiment bouleversé, c’était de voir les joueurs pour de vrai, pas derrière un écran. J’ai vu au tournoi de Nice sur un terrain annexe, Marc Rosset pratiquer un tennis que mes yeux, mon cerveau ne comprenaient pas. Tout allait trop vite. J’étais à quelques mètres de lui, au même niveau, sur la même planète et ce que je percevais de son tennis n’était pas réel. C’était un autre monde. Et cette découverte sensitive (la déflagration des frappes, la fulgurance de la balle, l’aisance gestuelle) m’a beaucoup inspiré à l’époque même si je n’aimais pas vraiment ce joueur.

Quel était ton joueur ou ta joueuse préférée(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui ou chez elle ?

J’ai toujours préféré les joueurs attaquants qui avaient de la classe dans leur jeu, de la facilité, de la fluidité. Qui gagnaient sur le terrain sans utiliser des moyens un peu limites, borderlines, pour déstabiliser l’adversaire ou l’arbitre par exemple. Des gars qui se démarquaient de leurs adversaires par leur superbe. Respectueux des règles, de l’éthique, des valeurs sportives. Edberg, Sampras, Federer plus récemment.
Bon, évidemment, en grandissant, tu apprends qu’on ne vit pas dans le monde des bisounours et que personne n’est tout blanc non-plus…

Et maintenant, qui est ton joueur / ta joueuse préférée ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

Maintenant, je préfère des joueurs ou des joueuses qui se démarquent sur le terrain par leur volonté, leur détermination, leur abnégation même. Je suis donc moins sensible à cette soi-disante perfection tennistique. Et plus admiratif du travail accompli par certains pour arriver à émerger, à exploser sur un terrain. Et ceci, peu importe le niveau finalement.
Par exemple, je suis admiratif du retour de Victoria Azarenka au plus haut niveau après sa grossesse et ses difficultés liées à la garde de son enfant. Et notamment, des changements effectués dans son style de jeu, preuves d’une grande maturité et d’une force de caractère hors du commun.
J’ai adoré comment Benoit Paire a puisé des ressources psychologiques dans le public français lors de son 1/8e de finale à Roland Garros en 2019 contre Kei Nishikori. Lui qui est si souvent décrié pour son mental parfois défaillant et son attitude plus que limite, il s’est arraché comme un beau diable et en utilisant le public à son avantage ! Dommage que la fin du match ne lui ait pas été favorable.
J’ai été admiratif du comportement de Kristina Mladenovic lors du double décisif en demi-finale de Fed Cup 2019 avec Caroline Garcia contre les roumaines (Simona Halep notamment). Elle a remobilisé Caroline (assommée après sa défaite en simple), elle a très bien joué les moments importants en mettant la pression sur la leader roumaine et, en plus, elle a sollicité le publique français pour faire la différence sur les points importants. Incroyable Kristina !

Est-ce que tu prends toujours autant de plaisir à suivre les stars du tennis ? Que penses-tu de l’évolution du tennis de haut-niveau ?

Je prends toujours du plaisir à regarder du tennis à la TV et surtout en vrai. Décrochez de l’écran, allez voir des vrais joueurs, des vrais échanges, des vraies sensations. Enfin… Dès que ça sera de nouveau possible…
Sinon, j’ai un peu de mal depuis quelques années à suivre vraiment les stars du tennis. Surtout dans le tennis masculin, parce que le podium ne bouge pas beaucoup depuis une éternité. Que les nouvelles générations, les « next-gen » m’ont plus déçu qu’autre chose. J’ai vu, comme tout le monde, une génération de monstres, de dieux du tennis, avec Federer, Nadal et Djokovic. Mais, j’attends du renouveau…
Concernant le tennis féminin, c’est différent. De par mes expériences professionnelles, j’ai appris à avoir un œil neuf sur ce tennis et à en apprécier tous les abords. Et surtout, à ne pas comparer avec l’autre tennis, le masculin. Ça n’est pas moins bien, c’est différent, avec ses propres spécificités et c’est très bien comme ça. Non, l’avenir du tennis féminin n’est sûrement pas le tennis masculin !

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?

De mon premier Roland, je me souviens surtout des différentes atmosphères qui pouvaient régner à l’intérieur des courts et aussi à l’extérieur. Certains terrains étaient comme des enclos où deux bêtes féroces s’affrontaient sans retenue. D’autres, de véritables tragédies théâtrales. Les allées, bondées, évidemment.
Ce qui me plaisait énormément, c’était de me balader sur les annexes pour voir des joueurs et des joueuses de haut niveau évoluer sur un terrain à hauteur d’yeux. Tu peux presque voir les gouttes de sueur perler sur le front du serveur. En plus, tu peux assister à de sublimes doubles où les joueurs sont plus « à la cool », plus souriants aussi, moins en souffrance. Ça fait aussi plaisir de voir des joueurs s’éclater sur le terrain, dans ton sport favori, avec juste ce qu’il faut d’implication pour pratiquer un très bon tennis.

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?

J’aime l’idée que ce sport s’inscrit dans l’histoire et a abouti à la forme que l’on connait actuellement après de multiples évolutions, transformations. Les jeux physiques ont toujours fait partie des sociétés humaines. En jouant au tennis, on perpétue cette tradition du jeu de balle à la Française : le fameux Jeu de Paume.
On est ensuite en présence d’un sport où la composante « coordination » est poussée à l’extrême. Rares sont les sports où il faut maîtriser autant de formes gestuelles différentes, si compliquées à première vue, à des vitesses folles. La coordination s’effectue aussi entre deux objets, raquette-balle. Et que ces objets sont beaux ! Je ne remets pas mes cordes en place pour mieux jouer, mais bel et bien pour préserver un écartement parfait. Un tamis vu à plat est tellement magnifique avec ses fils passants dessus-dessous. Et que dire de la « couture » de la balle que vous pouvez observer à l’infini en faisant pivoter la sphère jaune entre vos doigts tel une petite planète…Je m’égare un peu…
Outre l’aspect physique et esthétique de la chose, il y a évidemment la dimension psychologique qui amène le sel, le poivre, voire la moutarde au nez ! On est quand même sur un sport qui amène des sensations hors du commun, des émotions extrêmes que vous ne retrouverez pas facilement ailleurs. L’ascenseur émotionnel est tellement fort. Dans un match accroché, tu peux passer d’une belle assurance, à un état de doute néfaste, pour remonter et avoir un peu d’espoir puis rechuter dans les limbes et finalement refaire surface, etc. Cela en apprend beaucoup sur le fonctionnement de vous-même, vos valeurs, vos convictions, votre philosophie et finalement sur votre humanité. On fait souvent l’apologie des sports collectifs pour leurs valeurs fraternelles, le fameux esprit d’équipe. Je voudrais ici rappeler que seul un sport individuel, totalement individuel (non au coaching sur le circuit classique !), permet d’éprouver autant un être dans son entièreté !

De quelle façon vois-tu l’évolution du tennis dans le futur ?

Dans un futur proche, je pense que le tennis de haut niveau va encore évoluer un peu plus vers le sport spectacle avec des événements supplémentaires à l’instar de la Roger Cup, de la Next Gen ATP Finals, etc. Des tournois où il n’y a pas de points à récupérer, mais où le show peut s’exprimer encore un peu plus.
Dans le même temps, je pense que le circuit majeur sera toujours la référence et que l’on pourra voir apparaître un 5e tournoi du Grand Chelem, en Asie sûrement.
Au niveau amateur, je pense que l’on va, comme dans d’autres sports (Ex : foot), vers la mixité. Pas une mixité obligatoire, mais plus une possibilité, une option supplémentaire pour les juges-arbitres. Dans un premier temps, chez les jeunes et les seniors, et pourquoi pas dans les tableaux « Open » ensuite. Il suffit juste de faire correspondre de manière intelligente les classements pour que les matchs soient équitables entre homme et femme.

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?


L’ambiance club, c’est toute ma jeunesse ! Et même, après d’ailleurs ! Un club, ça peut vraiment être une deuxième famille. Je dis ça parce que j’ai vraiment vécu ceci quand j’étais en province surtout (sud-est de la France et Polynésie Française). Tes week-ends ? Tu les passes au club à jouer au baby-foot, au flipper, à faire des tournantes au mur, un foot sur 3m², des cache-caches derrière les poubelles, à piquer un terrain dès que les adhérents ont du retard pour le créneau suivant, etc. Tu pouvais rester au club toute l’après-midi, voire plus parfois, sans que cela pose aucun problème. Mes amis ? Ils étaient du tennis pardi ! On pouvait fêter les anniversaires au club. On piquait les fèves dans le champ d’à côté. On testait nos derniers vélos sur la rampe qui menait au club house. Skateboard pareil ! Premiers émois amoureux ? Pour des joueuses de mon club évidemment… Enfin, la vie quoi !
Alors c’est sûr, on vivait dehors h24, quand tu as le soleil toute l’année c’est plus facile. Mais n’empêche qu’un club, où qu’il se trouve en France d’ailleurs, doit être un lieu, un endroit permettant l’épanouissement des gens, jeunes et moins jeunes, des familles en fait. Le club devient alors un prétexte pour se retrouver. D’ailleurs, mes parents ne nous demandaient pas : « On va jouer au tennis ? », mais plutôt : « On va au tennis ? ». Le lieu devient alors plus important que la pratique seule.

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Ce que j’adore au RAC, c’est que ce club est un des premiers de France ! « Since 1910 » les gars ! C’est complétement fou. Quand je regarde les photos en noir et blanc, je me dis que je fais partie d’une des rares entités qui a permis l’émergence de ce sport dans notre pays, au tout début. Pionnier, je vous dis. Vous en connaissez beaucoup, vous, des clubs qui ont 111 années d’existence ? J’en suis fier et je trouve que ça devrait être encore plus mis en valeur.
Ensuite, il y a évidemment les compétiteurs qui gravitent chez nous. On est quand même dans une ville fortement « tennistisée » avec 103 courts de tennis au total (ndrl : je viens de voir cette information sur internet). Mais les pros de la compétition, c’est qui ? C’est nous ! Il faut quand même se rendre compte qu’on a des joueurs et des joueuses sur le circuit professionnel. Et des plus jeunes de niveau régional et national. Des champions de France seniors par équipe et individuel, ainsi que des champions du monde… Quand je compare avec les petits clubs de province de mon enfance : la star, c’était mon prof et il culminait à un classement de 0… c’est déjà bien, mais bon, on n’est pas dans la même cour.
Et enfin, pour finir, c’est le potentiel qui se dégage de ce club. Je veux dire : j’ai déjà vu des clubs où les terrains étaient encerclés par des immeubles, ou coincés entre la mer et la montagne, explosés sur quatre sites différents, avec un Club House agréable, un Comité Directeur sympathique, des gens corrects, une politique sportive de la ville moyenne mais pas catastrophique non plus, etc. Et au final ; tu reviens dans 10 ans, dans 20 ans, ça sera pareil ! Pas bougé d’un iota… Alors que pour nous, tout est possible ! La perspective d’évolution est incroyable. On a de l’espace, une bonne situation géographique, dans une ville jeune, dynamique, en pleine expansion. À quelques mètres de la plus haute instance tennistique du département (Comité de Tennis des Hauts-de-Seine). Sincèrement, on a une pépite entre les doigts. À nous, acteurs du club, d’en faire un joyau.

Le tennis et Antoine Kalaydjian-Bot

Le tennis et Antoine Kalaydjian-Bot

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

Je suis né dans une famille de joueurs de tennis. Mes frères et sœur ont tous joué au tennis et les plus jeunes de la fratrie ont été élevés en passant les week-ends et les dimanches au bord des terrains de tennis à encourager les plus âgés.
C’est à Marseille où j’ai commencé à jouer au club du SMUC, puis de Marseilleveyre et enfin du TC Marseille.
Le sport et le tennis en particulier est un peu comme une religion chez les Kalaydjian.

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle ? Quelles furent tes premières impressions ? 

Je me souviens très bien de mon tout premier match officiel. C’était au club de tennis de Marseilleveyre, dans le 8ème arrondissement chez les benjamins alors que j’étais poussin. J’étais fier car je commençais à pouvoir faire comme les plus grands. Ensuite j’ai fait de plus en plus de tournois et j’ai été dans l’équipe de jeunes du TCM. De grands moments vécus jusqu’en 1998, année où la famille a déménagé pour s’installer à Rueil et c’est à ce moment-là que les années et les aventures au RAC ont débuté.

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

Bien sûr qu’on regardait le tennis à la télé ! On se débrouillait toujours pour suivre les grands tournois et surtout Roland Garros et la Coupe Davis.
A Marseille, il y avait déjà l’Open 13 au palais des sports. C’était magique de pouvoir voir en vrai les joueurs qu’on voyait à la télé le reste de l’année.
Une fois remonté sur Paris, on a pu aller à Roland Garros, Bercy et aussi Coubertin pour le tournoi féminin GDF Suez.

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?

J’ai toujours beaucoup aimé André Agassi. Grand joueur avec une belle combativité. Je me souviens avoir été ravi lorsqu’il a remporté son premier Roland Garros en 1999.
Il y a aussi eu Sébastien Grosjean que j’aimais bien regarder. D’autant plus qu’il venait du TC Marseille. Tout le monde parlait de lui et on avait la chance de pouvoir jouer sur « son terrain ».
J’ai aussi beaucoup aimé Martina Hingis, une technique d’enfer et qui a réussi de belles choses malgré son sale caractère.
Sans oublier Amélie Mauresmo qui a été notre première joueuse française à avoir été N°1 mondiale. Malgré toutes les critiques, elle a su se battre encore plus pour atteindre le sommet. Bravo !

Et maintenant, qui est ton joueur / ta joueuse préférée ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

Même si ce n’est pas très original, je suis admiratif de Federer et Nadal.
2 joueurs avec une grande classe tant sur le terrain qu’en dehors. Federer impressionne avec sa technique. Il joue tous les coups du tennis avec tant de simplicité. Son allure et son charisme font de lui le plus grand joueur de tennis de tous les temps.
Nadal m’impressionne par son travail immense. C’est un battant par excellence et se donne tous les moyens pour atteindre son objectif.

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?

A partir du moment où on est remonté s’installer en région parisienne, j’ai eu la chance de pouvoir aller à Roland Garros très régulièrement. Je ne me souviens pas particulièrement de ma toute première fois dans cette enceinte mythique, mais je me rappelle de la sensation qui m’envahit à chaque fois que j’y mets les pieds. C’est un jour de fête, l’excitation est au rendez-vous et j’adore voguer dans les allées à la rencontre de joueurs, passer de stand en stand, rentrer sur les courts annexes et le court central ou le Lenglen selon le billet acheté. J’aime aussi tenter de rentrer dans un autre grand court quand arrive la fin de la journée et que le stade se vide peu à peu.

Roland Garros, c’est historique. Quelle chance de pouvoir accéder à ce Stade et de pouvoir approcher ces grands joueurs. Quelle chance énorme nous avons d’avoir un tournoi du grand chelem en France !

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

L’esprit de famille prend tout son sens au RAC.
La convivialité, la simplicité, l’exigence et la combativité sont des valeurs que l’on retrouve au club. On s’y fait des amis, on prend du bon temps et on n’a qu’une envie, c’est de pouvoir y revenir.
En plus de 20 ans à être au club, je m’en suis créé des souvenirs. Les premiers interclubs, la team 1988 avec qui on a fait les 400 coups, les tournées de tournois en Normandie et en Bretagne…
Il y a aussi le jumelage avec la Ville allemande de Bad Soden où les échanges ont dépassé le simple fait de jouer au tennis.
L’esprit de famille s’est démontré lors du décès de mon père alors qu’il était encore président du club. Nous avons toujours eu à cœur de poursuivre son action qu’il avait entamée avec l’équipe qui l’entourait : que le RAC soit un club de tennis où les débutants et les joueurs de haut niveau se côtoient, où l’esprit associatif est plus que présent et où le vivre ensemble doit être le leitmotiv pour avancer et atteindre ses objectifs.

Le tennis et Nicolas Ferteux

Le tennis et Nicolas Ferteux

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

Mes parents sont des mordus de tennis qui ont démarré l’activité sur le tard, après 20 ans, et ont regretté de ne pas avoir commencé avant. Ils ont décidé de donner à leurs enfants toutes les chances de bien jouer, en nous faisant taper nos premières balles très tôt. Je ne me souviens donc pas forcément de mes premiers contacts avec la raquette car je devais avoir environ 5 ans, mais cela s’est fait de façon très naturelle et je me suis tout de suite senti très heureux en entrant sur un terrain.

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Je pense que je devais avoir neuf ans. Je faisais l’expérience des matchs par équipe pour la première fois. Il faisait très chaud, la partie était compliquée mais j’ai gagné en trois sets et mon équipe s’est imposée sur le fil. Alors que je traînais dans le club-house après la partie, je suis tombé sur le match de Sampras face à Bruguera à Roland-Garros qui passait à la télévision. J’ai regardé les trois derniers sets, fasciné. En rentrant chez moi, malgré les coups de soleil, je me suis dit que le tennis était un sport incroyable !

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle ? Quelles furent tes premières impressions ?

Oui, je m’en souviens très bien, c’était au stade de la Marche, à Marnes-la-Coquette. J’avais gagné facilement, et je m’étais fait détruire au tour d’après. Je n’ai pas le souvenir d’avoir pris énormément de plaisir en compétition pendant mon enfance, parce que je me mettais beaucoup de pression. À vrai dire, je pense que c’est en dehors des tournois que j’ai préféré jouer au tennis. Mon lieu de prédilection, c’était le terrain de mini-tennis. J’étais capable d’arriver au club le dimanche à 9h00 du matin et de repartir vers 19h00 sans quitter le terrain de mini.

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

J’adorais regarder le tennis à la télé ! Pendant les deux semaines de Roland-Garros, je rentrais du collège en courant pour pouvoir visionner le plus de rencontres possibles. En ce qui concerne le match qui m’a le plus marqué, je dirais sans hésiter le duel entre Arnaud Boetsch et Nicklas Kulti en finale de la coupe Davis à Malmö, en 96. Lorsque le suédois a obtenu 3 balles de match, mon père a éteint la télé en me demandant d’aller me coucher. À l’époque, je cachais un walkman sous mon oreiller et j’ai suivi la fin de la partie sur Europe 1.

Quelques minutes plus tard, c’est Boetsch qui servait pour le match. J’ai réveillé mon père et on a pu voir la victoire de la France en direct !

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?

Mon premier coup de cœur, c’est Thomas Muster. J’avais été très marqué par le storytelling proposé par la presse avant sa victoire à Roland Garros : son accident de voiture, la séance photo pendant son entraînement avec sa jambe dans le plâtre, son envie incroyable de revenir au plus haut niveau. J’adorais sa puissance, son absence totale de pitié pour l’adversaire, son côté rouleau-compresseur. Un peu plus tard, c’est Carlos Moya qui est devenu mon joueur préféré, j’étais fan de son look et de son coup droit. Enfin, j’ai vécu avec beaucoup de passion l’émergence de Richard sur le circuit. On a le même âge, et je le suivais depuis la fameuse une de Tennis Mag. Lorsqu’il a explosé à Monte-Carlo, j’étais comme un dingue, j’allais au café pour suivre ses exploits à la télé parce que les matchs passaient sur une chaîne cryptée à laquelle mes parents n’étaient pas abonnés.

Et maintenant, qui est ton joueur / ta joueuse préférée ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

J’aurais un peu de mal à citer un joueur en particulier. Je dois avouer que malgré toute l’admiration que j’ai pour eux, je n’ai jamais eu de « crush » pour les joueurs du Big Four. Il m’est difficile de dire pourquoi. Cela ne s’explique pas, il y a des joueurs qui déclenchent des sentiments incroyables chez vous et d’autres qui ne vous provoquent pas d’émotions notables. Du coup, je vois l’émergence de la nouvelle génération avec un oeil bienveillant.

Beaucoup de personnes ont peur de l’après Big 4, mais je pense que l’on s’apprête à rentrer dans une période fascinante, à l’image de ce que l’on a vécu il y a environ vingt ans après le déclin de Sampras et Agassi. À cette époque, on avait l’impression que n’importe quel top

10 pouvait gagner un grand chelem. Aujourd’hui, je n’ai pas forcément un joueur préféré, mais il y a de nombreux joueurs dont j’apprécie le jeu ou la personnalité. Sur le plan technique, j’adore Tsitsipas, avec son élégance de lanceur de javelot athénien et son revers ultra fluide. En termes de caractère, j’adore Medvedev, son insolence et le regard tactique qu’il a sur ce sport. Et puis j’avoue avoir une tendresse particulière pour Benoit Paire. Je trouve cela super que certains joueurs aient une approche du tennis un peu moins consensuelle, même si elle est politiquement incorrecte. Beaucoup de ceux qui le critiquent se plaignent en même temps de voir le tennis devenir un sport aseptisé en regrettant les frasques de McEnroe. C’est très paradoxal ! Je suis sûr que dans 20 ans, on se dira qu’on avait de la chance de voir un joueur français sortir des tweeners, des rétros et des punchlines incroyables de façon récurrente.

Je n’ai pas encore parlé des filles : je dois avouer que le tennis féminin m’a bien fait vibrer durant les dernières années. J’apprécie Kvitova pour son élégance naturelle, et j’ai été très impressionné par la performance de Swiatek à Roland-Garros cet automne. Mais la joueuse qui m’a le plus touché, c’est probablement la jeune Anisimova que j’ai trouvé incroyable de maturité à Roland Garros en 2019, à seulement 16 ans. Elle a un peu de mal à confirmer depuis car elle a été touchée par la perte de son père. J’espère qu’elle arrivera à surmonter ce deuil et qu’elle parviendra à exprimer tout son potentiel.

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?

Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était pourtant en 1995, lors des huitièmes de finale. J’allais à Roland chaque année avec mes parents et ma soeur. Mon père réservait des billets pour les huitièmes ainsi que pour la finale. Un vrai moment de bonheur en famille !

J’ai assisté à de très beaux matchs : le sacre d’Agassi face à Medvedev, le premier titre de Kuerten qui sortait de nulle part, et bien sûr le triomphe de mon héros Carlos Moya.

De quelle façon vois-tu l’évolution du tennis dans le futur ?

C’est une question complexe : le tennis est un sport qui existe depuis presque un siècle et demi et jouit d’un prestige indéniable parce qu’il s’inscrit dans une certaine tradition. Cette tradition le rend très attractif dans certains contextes (une finale de Wimbledon par exemple), mais l’empêche totalement de se réinventer. Un exemple : j’ai l’impression que l’époque actuelle favorise les activités rapides et immédiates. Tout le contraire du tennis et ses matchs de cinq heures dont on ne sait pas à quelle heure ils sont susceptibles de commencer mais aussi de se terminer. En grand chelem, c’est génial, mais c’est vraiment pénalisant dans un contexte un peu plus profane. Et cela peut contribuer à expliquer que le tennis en tant que spectacle peine à trouver son public. Il n’y a qu’à voir les tribunes d’un ATP World Tour 250 en milieu de semaine, vers midi. Le vide complet. Alors qu’un match de football amateur dans un petit patelin verra très souvent ses gradins bondés. Alors, faut-il changer les règles, par exemple en proposant des matchs au temps avec une seule balle de service pour le rendre plus intense, ou s’attacher à la tradition en rejetant toute possibilité de modification du règlement ? Le débat autour de la réforme de la Coupe Davis est à ce titre symptomatique de cette querelle entre les anciens et les modernes. A mes yeux, cette épreuve était déjà morte depuis plusieurs années car elle peinait à attirer les meilleurs joueurs. On n’imaginerait pas une coupe du monde de Football sans Messi, Ronaldo, Neymar et Mbappé !

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Si on m’avait posé la question il y a dix ans, j’aurais probablement parlé des infrastructures, du nombre de terrains couverts ou encore du niveau du centre d’entraînement. Mais avec le recul, je me rends compte que c’est bien plus que ça. Je pense que ce qui me plaît le plus, c’est l’esprit associatif qui est omniprésent. Cela fait déjà 16 ans que je fais partie du RAC Tennis. Je suis arrivé pour profiter des terrains, comme un « consommateur » de tennis, et j’y ai découvert une ambiance familiale, des gens extraordinaires et un désir commun de vibrer ensemble et de partager autour de notre passion pour la petite balle jaune.

Le tennis et Nathalie Rousseau

Le tennis et Nathalie Rousseau

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

Devant la télévision avec ma maman, pour une finale de Roland Garros entre Chris Evert et Martina Navratilova. Toujours à la télévision à cette époque : Borg, McEnroe, Lendl. À la maison, personne ne jouait au tennis. A cette époque il faisait toujours soleil à Roland alors qu’en Bretagne il pleuvait...J'avais un rêve : assister un jour à ce tournoi. Ma première raquette, je l'ai achetée avec les 50 francs reçus pour mon anniversaire par Grand-mère. J’ai appris à tenir ma raquette en tapant la balle sur le mur des garages dans une "cité" à St Brieuc.

Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle. Quelles furent tes premières impressions ?

Oui, je m’en souviens puisque ce n'est pas très vieux. Pour que le club puisse continuer à participer au tournoi des "Raquettes 2017" (rencontre interclubs pour des dames ayant un petit ou pas de classement), j'ai joué mon premier double avec Sophie, ma collègue au RAC. J'ai adoré cette sensation. Nous avons perdu 6/1 6/0 mais nous n'avons rien lâché. Merci Sophie...

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Il n'y a pas longtemps : depuis que je travaille RAC, il y a 4 ans. En effet, voir jouer les jeunes et les moins jeunes (des joueurs que je vois régulièrement) en simple ou en double pendant les interclubs ou en tournois, c'est vraiment chouette et pour le coup, j'ai d'autres sensations, d’autres émotions. Et là, ce n'est pas de la télé...

Quand est-ce que l’envie de faire de la compétition a pris le dessus ?

Je n'ai pas eu cette envie, je n'ai jamais pris de cours, mais depuis 4 ans, je m’inscris au tournoi interne du Club. Je n'ai jamais gagné un match, mais j'adore ça.

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

J'ai suivi pendant 14 ans la rivalité entre Chris Evert et Martina Navratilova. Le match qui m’a le plus marqué, c’était à Roland, Chris a gagné 6/3 6/7 7/5 (merci Google) ! Je crois que c'était leur dernière finale à Roland Garros.

Quel était ton joueur ou ta joueuse préférée(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui ou chez elle ?

J'adorais Bjorn Borg avec son jeu de fond court et sa régularité, contrairement à ses adversaires (McEnroe, Connors etc.). Et ensuite André Agassi, Pete Sampras…
Chez les dames, j'étais fan de Chris Evert puis de Steffi Graf que j'ai eu la chance de voir à Roland contre Mary Pierce en demi-finales. Je suis certaine d'être la seule sur le central ce jour-là à encourager Steffi qui a perdu 6/2 6/2. ☹

Et maintenant, qui est ton joueur / ta joueuse préférée ? Saurais-tu nous expliquer pourquoi ?

Tous les joueurs du club et .......Roger Federer, il a vraiment la classe (les joueurs du club aussi). J'ai toujours l'impression qu'il marche sur le court, avec lui le tennis est tellement beau et a tellement l’air tellement facile... Il a quand même 39 ans !

Est-ce que tu prends toujours autant de plaisir à suivre les stars du tennis ? Que penses-tu de l’évolution du tennis de haut-niveau ?

Ben de moins en moins en effet, je ne trouve pas beaucoup d'attachement avec les nouveaux joueurs, je trouve qu'il manque quelque chose, chez les dames par exemple, je ne sais pas à qui les jeunes filles d’aujourd’hui peuvent s’identifier... ?? Et chez les hommes, que se passera t-il après Federer et Nadal ?

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?

Oui en 1988 et j'ai pu acheter un billet seulement pour les annexes et j'ai déambulé sur tous les courts jusqu'à 21 h, il faisait beau comme à la télé, et c'était beau, j'ai adoré.

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?

Ce sont les joueurs qui font ce sport. Et depuis que je suis au club, j'en vois tous les jours (beaucoup moins en ce moment, c’est vrai) des joueurs de 3 à 87 ans. Ils rendent ce sport complètement différent. Au-delà de ça, c'est un sport très technique, très physique, et à la fois très ludique.

De quelle façon vois-tu l’évolution du tennis dans le futur ?

Je veux juste pourvoir me projeter sur le tennis au club dans quelques jours !!!

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?

C'est primordial… Il n’y a encore personne au club aujourd’hui et pour un samedi, c’est déprimant.

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Je crois que nous laissons une place à tous : adhérents, parents, enfants, compétiteurs avec qui j’aime partager. Le club, c’est aussi une équipe avec qui j’aime tout autant partager.

Le tennis et Régis Kergreis

Le tennis et Régis Kergreis

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?
Pendant mon enfance, il n'y avait pas autant de terrains que maintenant. J'ai débuté le tennis sur la terrasse de la maison familiale en Bretagne.
Le partenaire était un pan de mur entre la fenêtre du salon et la porte-fenêtre... fin de séance si j'avais le malheur d'envoyer un coup droit dans la fenêtre du salon.
On faisait une équipe de double contre le mur avec mon frère et tout impact dans les carreaux était accompagné d'une volée de jurons de la part de la matriarche.
On jouait des heures - je m'inventais des matchs en incarnant à tour de rôle Mats Wilander et Ivan Lendl.
 
Te souviens-tu de tes premiers matchs en compétition officielle. Quelles furent tes premières impressions ?
Mats Wilander avait très souvent le dessus sur Ivan Lendl qui faisait trop de revers dans les carreaux !
C'était le bon temps :-)

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?
Yep, meilleur moment pas très original : la finale de Wimbledon en 2008 – Roger Federer contre Rafael Nadal.
La qualité de jeu phénoménale, le suspense jusqu'au bout du match, le fait que le terrien Nadal vienne battre Federer dans son jardin.
Et c'est peut-être le moment charnière ou Nadal s'invite et commence à pousser Federer sur le piédestal mondial.

Quel était ton joueur/ta joueuse préféré(e) lorsque tu étais enfant ? Qu’est-ce qui te plaisait particulièrement chez lui/chez elle ?
J'adorais voir les rencontres de Fabrice Santoro. C'était un artiste du tennis.
Une qualité technique incroyable, un toucher de balle soyeux et une créativité diabolique...

Est-ce que tu prends toujours autant de plaisir à suivre les stars du tennis ? Que penses-tu de l’évolution du tennis de haut-niveau ?
Je ne suis plus vraiment tout ce qui se passe sur la planète « haut-niveau ». Quelques nouvelles sur eurosport.fr et c'est à peu près tout.
Peut-être qu'il y a des choses plus intéressantes dans le tennis de proximité et les produits locaux Rueillois !

Est-ce que tu te souviens de ta première fois à Roland Garros et de ce que tu as pu ressentir à cette occasion ?
Je ne suis jamais allé à Roland Garros, par contre j'ai fait plusieurs Wimbledon.
La queue dans le parc qui durait des heures - et puis ensuite que des bons souvenirs - le tour des terrains à quelques mètres des joueurs, en sirotant des Pimm's et en mangeant des fraises à la crème...

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?
Des instants, une séquence où les placements sont corrects, où les gestes sont fluides, le timing est bon, la raquette connecte parfaitement avec la balle qui file de l'autre côté du cours, les échanges qui s'enchaînent parfaitement... ces moments de grâce.... y'a pas d'autre mot... ça m'est arrivé de finir ces échanges en crise de fou-rire tellement c'était bon !

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?

J'adorais les petits cafés du samedi après-midi avec le frangin en parallèle des cours du mini tennis, en attendant que nos filles finissent ;-)
Mais pour vraiment ressentir l'ambiance club, il faut un investissement en tant qu'encadrant (difficile, car le RAC est une structure pro), en tant que compétiteur (bof...) ou alors en tant que parent de champion/championne (à suivre - j'aimerais bien !).

Le tennis et Astrid Scheiff

Le tennis et Astrid Scheiff

Peux-tu nous parler de la façon dont tu as découvert le tennis ?

J'ai découvert le tennis à environ 6 ans. J'essayais toujours d'avoir une raquette dans les mains depuis toute petite paraît-il ! Et c'est en CP que j'ai demandé à mes parents de m'inscrire dans un club de tennis. Personne ne jouait pourtant au tennis dans ma famille à cette période-là et on habitait alors Saint-Cloud. J'ai donc joué un an à Saint-Cloud puis nous avons déménagé à Vaucresson où j'ai commencé à jouer au TCV à l'âge de 7 ans et ce pendant...quasi 20 ans.

À partir de quel moment le tennis est-il devenu ton sport favori ?

Dès le début, le tennis a été mon sport favori. Du moins celui qui prédomine sur les autres, car j'ai pendant longtemps fait également d'autres sports en parallèle (basket, escrime, handball, badminton) mais à la fin j'ai toujours plus ou moins fini par lâcher les autres sports sans jamais enlever le tennis.

Quand est-ce que l’envie de faire de la compétition a pris le dessus ?

La compétition a pris une place dans mon quotidien dès le primaire, je dirais vers 10 ans, mais principalement à mon entrée en sport étude à la Fontaine en 6ème. A cette période-là école, entraînement, compétition étaient liés !

Te souviens-tu de tes premiers matchs ? Quelles furent tes premières impressions ?

Je ne me souviens pas de mes premiers matchs en compétitions officielles, ça devait donc être en primaire. Mais un peu plus tard, je me souviens surtout du stress de chaque compét' avant d'entrer sur le terrain, le temps d'attente de l'adversaire ou du terrain, je n'aimais pas ce moment ! Puis une fois lancée dans le match, c'est ok ! 

Est-ce que tu regardais le tennis à la télévision ? Si oui, te souviens-tu d’un match qui t’a profondément marqué ?

Alors bizarrement, j'ai toujours été une joueuse qui ne s'intéressait pas trop aux joueurs.ses professionnel.lles. Je n'avais pas d'idole étant plus jeune (et je n'en ai toujours pas maintenant d'ailleurs.). J'aimais bien suivre Roland Garros mais bon comme ça, je n'ai jamais été très mordue par le tennis à la TV, je préférais être sur le terrain. 

Saurais-tu nous expliquer ce qui te plaît particulièrement dans ce sport ?

De base, j'ai toujours aimé le tennis pour ce jeu d'agilité, de frappes et d'échanges, le tout avec de la tactique, j'ai immédiatement trouvé ça sympa à jouer. Plus tard, j'adorais principalement le tennis pour la période des matchs par équipe ! Ça mêlait le côté compétition avec l'ambiance équipe/collectif, j'adorais ça !

L’ambiance club, c’est quelque chose d’important à tes yeux ?

L'ambiance club est pour moi tout aussi importante que ton entraîneur. Je trouve ça vraiment important, avec une bonne ambiance, tu as envie de participer à la vie du club, de t'investir, et puis l'esprit de groupe ça pousse toujours à être meilleur. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus au Rueil AC Tennis ?

Au RAC, il y a une ambiance à la hauteur des infrastructures du parc : c'est grand !

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